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Banquiers!

L’espace des sociétaires du Crédit Coopératif


Que fait votre banque de votre argent ?
22/09/2015

Christophe Vernier, responsable RSE du Crédit Coopératif, vous répond.

 

 

Les dépôts de nos clients sont utilisés pour faire des crédits.

Rappelons tout d’abord que la banque dispose de trois types de ressources financières. Pour faire simple, 66% proviennent des dépôts de nos clients, 9%  des fonds propres qui correspondent aux parts sociales souscrites par les sociétaires et aux   réserves impartageables (bénéfices non distribués), et 25% d’emprunts auprès d’institutions financières, essentiellement publiques, pour gérer nos besoins de liquidité. Sur un total de 16.3 Mds€ de ressources, 75% sont utilisés pour financer des crédits à la clientèle, le reste étant placé à court terme de manière prudente pour être mobilisable en cas de besoin, ou investi dans des participations liées à notre activité bancaire.  

 

 

Nos choix de financement découlent de notre vocation.

En cohérence avec notre Déclaration de Principes (http://www.credit-cooperatif.coop/fileadmin/doc/declaration_principes120405.pdf), nous finançons des secteurs résolument ancrés dans l’économie réelle, avec une attention particulière pour les projets apportant des réponses utiles aux besoins de la société et de  l’environnement, et qui  bien sûr sont jugés viables d’un point de vue économique. Concrètement, si on regarde les secteurs financés, environ 54% sont ciblés sur le développement économique des territoires (coopératives, PME, TPE, réseaux d’accompagnement pour la création et le développement des entreprises…), 40% concernent la cohésion sociale (handicap, personnes âgées, santé, insertion, logement social, enseignement, culture…), et 6% contribuent directement à la préservation de l’environnement (énergies renouvelables, éco-activités, transport fluvial, éco-habitat, associations environnementales…)

 

 

Nous sommes attentifs aux impacts des projets financés.

Même si les entreprises sont in fine seules responsables de leurs impacts, nous considérons que la banque peut contribuer à certaines transitions de la société au travers de ses financements. Nous avons ainsi identifié des secteurs sensibles auxquels nous appliquons des exigences minimales, et d’autres trop éloignés de nos valeurs ou qui nécessitent beaucoup d’expertise pour discerner les pratiques acceptables. Nous préférons les éviter pour mieux nous concentrer sur notre cœur de métier.

 

Par exemple, en matière énergétique, nous ne finançons que les centrales utilisant des ressources renouvelables ou mixtes, ou les centrales de cogénération qui vont dans le sens d’une économie moins carbonée. Certaines activités sensibles comme la production de biocarburants de première génération ou de pesticides de synthèse ne seront pas financées. Pour des filières comme le bois ou les transports maritimes, nous avons des règles spécifiques pour privilégier les projets bien encadrés qui limitent les risques sur l’environnement. Et plus généralement, nous sommes vigilants vis-à-vis de pratiques d’entreprise qui iraient à l’encontre d’un développement durable : connaissance d’infractions graves aux règlementations relatives au droit de l’Homme, au droit de l’environnement, à la corruption… Nous avons aussi élaboré des lignes directrices sur les paradis fiscaux, avec une liste de pays exclus nettement plus exigeante que le cadre réglementaire.

 

Ces règles, qui contribuent à la traçabilité de l’argent confié par nos clients, sont évolutives et peuvent donner lieu à des décisions d’exception, car notre responsabilité invite avant tout au dialogue et au discernement.

   

 

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Commentaires

Portrait de Jean-Marie GLANTZLEN

Le Crédit coopératif participe-t-il peu ou prou à des projets éoliens.

Si c'est le cas, c'est regrettable

Je suis un vieil écolo aussi anti-éolien qu'anti-nucléaire

Question d'informations contradictoires